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samedi 2 avril 2016

Vision sur la solitude

                


Vision

Je le dis encore, il n’y a de naissance pour aucune chose mortelle dans l’univers crée.
                     Et la mort funeste ne met fin non plus à aucune existence.
Il n’existe qu’une fusion et qu’une dissociation des éléments rassemblés. Et c’est à ce phénomène que les hommes ont donné le nom de naissance.
                C’est un oracle du destin, un antique et dur secret, éternel et par d’amples serments scellé, que si une âme a souillé son corps dans un instant d’égarement ou si elle a suivi les lois de la discorde et si elle a blasphémé son serment.
                Une de ces âmes qui ont reçu ce partage ne la vive pas sereinement.
                Elle erre mille saisons loin des âmes fortunées. Et elle prend au cours de ses différentes naissances toutes les formes naturelles. En passant tour à tour à travers tous les chemins escarpés où la vie se révèle. Et c’est pourquoi la puissance de l’air la plonge dans la mer et la mer la recrache sur la terre et la terre la rejette dans les flammes du soleil brûlant et la renvoie dans les tourmentes aériennes.
               Et de l’un dans l’autre élément elle est ballottée et par tous elle est tenue en haine...
Moi aussi, je suis maintenant une de ces âme, je fuis les Dieux et je vais errant, parce que un jour j’ai obéis à la haine au cœur dément.
               Que ferais-je grand Dieu, d’une vie ennuyeuse ou de tant de périls je suis environné. d'une vie en tout temps superbe et malheureuse, si mon cœur à moi-même était abandonné.
L’espoir est là, tout va briller dans la raison originelle. Mais le sort est tout autre, la réalité est que je me retrouve moi-même, sans le devenir pour cet avenir, maintenant si court.
               Mon cœur, mon cœur, jouet de maux sans nombre, relève toi et résiste aux méchants.
Tes ennemis de pièges t’environnent. Mais fais- leur face et lutte fermement, sache vainqueur donner la victoire.
               Ne pas vaincu, t’enfermer dans les pleurs, sans t’irriter quand vient une heure noire.
               Sans démesure au milieu du bonheur et sache bien que les choses humaines ne sont jamais que mouvances incertaines.
 Aux yeux des autres, sachons cacher nos peines, écouter notre fait de plaisirs et de biens.
               Le dur malheur humain, c’est dans l’ombre cachée qu’il faut vivre ce silence.
Dieu qui fit le bonheur, le voulu éphémère et c’est un socle, enfin qu’il ne faut pas oublier.
               Alors faut-il faire un retour sur soi-même avant de s’engager plus longuement dans la vie, faut-il jeter un regard en arrière sur son chemin parcouru ?
               Telle est la vie humaine, fugitive. Elle pourrait nous plaire, si elle exigeait moins de nous. Or vouloir vivre, c’est faire l‘effort et souffrir pour une continuité dans le bien être.
Mais la vie oscille entre le bonheur et l’ennui, pire le fardeau de l’existence, le désir de fuir cette monotonie.
                                        Devant ce triste aspect de la vie, quelle attitude adopter ?
                Mais la destinée a prise sur nous, lui échappée, elle revient toujours vers vous !
                Nous ne sommes jamais satisfaits, sachant que nous vivrons toujours à la poursuite du vrai et du beau. Le parfait bonheur ne sera pas à la recherche de sa destinée.
Prendre conscience de soi-même en acceptant son existence. Le bonheur appartient à ceux qui se suffisent à eux-mêmes !
                 Cette vision réaliste, ne peut-elle pas, au-delà des épreuves, des souffrances, engendrer un autre type de bonheur, celui qui naît quand, ayant mis des limites à l’appétit de jouissance et de confort et ayant pris en compte les résistances et les pesanteurs que les autres manifestent sur les questions professionnelles et de société.
                Vivre pour soi, dans un renoncement à l’action juste et utile, fermer les yeux en croyant ne plus être déranger par la sottise et l’égoïsme des autres, est-ce un épanouissement.
                On ne pense pas seul, c’est le dialogue avec autrui qui nous fait penser.
                C’est la recherche en commun de la vérité au moyen du partage de la raison, le dialogue me permet de découvrir de nouveaux points de vue, de nouvelles subjectivités. Vivre dans la solitude apparaît difficile, je ne peux trouver le bonheur, c’est la finalité de l’existence humaine.
                      Je ne peux vivre dans un état de solitude et trouver une satisfaction.






lundi 21 décembre 2015

Noêl

                                
                                         Noël…..
Seul ici-bas sur terre, il n'est pas en ce monde une âme qui s'intéresse à moi, ni proches, ni famille, pas une pensée fraternelle où puisse se réfugier mon âme solitaire, pas un être qui, me voyant triste et pleurant, me serre la main en me disant :
 Qu’as-tu ?
 Le passé ne m'a laissé que des souvenirs désolés. Je porte en moi un deuil qui s'étend sur toutes choses : mon présent est désert, mon avenir désenchanté.


Je n'en puis plus, la langueur m'accable ; l'ennui me dévore, le dégoût m'empoisonne ; je souffre sans pouvoir en trouver le remède ; le passé et l'avenir, la vérité et les chimères ne me présentent plus rien d'agréable ; je suis importun à moi-même ; je voudrais me fuir et je ne puis me quitter ; rien ne me distrait, les plaisirs ont perdu leur piquant, et les devoirs leur importance.

Cette chose abstraite qui nous ronge, aucune pensée, aucun songe, une illusion du temps qui s'arrête, mais quel mensonge de notre âme distraite. Les aiguilles tournent toujours, le même rythme inlassablement répété, qui semble nous dire que nos jours, sont irrémédiablement comptés. Profitons de la seconde qui passe, car au prochain "tic" elle s'efface, le seul souvenir qu'elle nous laisse, est une vague image d'ennui mortel, d’un vide profond et éternel, qui nous meurtri et qui nous blesse.

mardi 15 décembre 2015

La confiance




La confiance, c'est marcher les yeux fermés
Et ne pas avoir peur de celui qui vous tient la main.
C'est pleurer sur l'épaule d'un ami, sans pudeur.
La confiance c'est aimer sans retenue,
Et accepter aussi qu'on vous aime
Parce que vous êtes différents.
La confiance c'est partager un secret
Sans craindre d'être trahi.
C’est croire sans explication...
Et suivre sans hésitation.
La confiance, c'est aimer le cœur ouvert,
Les yeux fermés,
C'est la lumière dans l'obscurité.

vendredi 12 juin 2015

Souvenirs







Il y a des plaisirs que nous avons goûtés avec tant de délices, que nous croirions volontiers que le souvenir qui nous en reste doit suffire à nourrir notre cœur d'idées riantes et heureuses, pendant tout le cours de la vie ; et quand nous nous retrouvons longtemps après dans les mêmes circonstances, il arrive cependant que ces émotions, si agréables et si regrettées, ont perdu presque tout ce qu'elles avaient d'ivresse.



vendredi 5 juin 2015

Savoir vieillir



Savoir vieillir

Vieillir, se l'avouer à soi-même et le dire,
Tout haut, non pas pour voir protester les amis,
Mais pour y conformer ses goûts et s'interdire
Ce que la veille encore on se croyait permis.

Avec sincérité, dès que l'aube se lève,
Se bien persuader qu'on est plus vieux d'un jour.
À chaque cheveu blanc se séparer d'un rêve
Et lui dire tout bas un adieu sans retour.

Aux appétits grossiers, imposer d'âpres jeûnes,
Et nourrir son esprit d'un solide savoir ;
Devenir bon, devenir doux, aimer les jeunes
Comme on aima les fleurs, comme on aima l'espoir.

Se résigner à vivre un peu sur le rivage,
Tandis qu'ils vogueront sur les flots hasardeux,
Craindre d'être importun, sans devenir sauvage,
Se laisser ignorer tout en restant près d'eux.

Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame,
Prier et faire un peu de bien autour de soi,
Sans négliger son corps, parer surtout son âme,
Chauffant l'un aux tisons, l'autre à l'antique foi,

Puis un jour s'en aller, sans trop causer d'alarmes,
Discrètement mourir, un peu comme on s'endort,

Vieillir






Vieillir,
Encore une année de passée,
Une autre bougie a soufflé
Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son cœur;
Sans remord, sans regret, sans regarder l’heure;
Aller de l’avant, arrêter d’avoir peur;
Car, à chaque âge, se rattache un bonheur.
Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son corps;
Le garder sain en dedans, beau en dehors.
Ne jamais abdiquer devant un effort.
L’âge n’a rien à voir avec la mort.
Vieillir en beauté, c’est donner un coup de pouce
À ceux qui se sentent perdus dans la brousse,
Qui ne croient plus que la vie peut être douce
Et qu’il y a toujours quelqu’un à la rescousse.
Vieillir en beauté, c’est vieillir positivement.
Ne pas pleurer sur ses souvenirs d’antan.
Être fier d’avoir les cheveux blancs,
Car, pour être heureux, on a encore le temps.
Vieillir en beauté, c’est vieillir avec amour,
Savoir donner sans rien attendre en retour;
Car, où que l’on soit, à l’aube du jour,
Il y a quelqu’un à qui dire bonjour.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec espoir;

Être content de soi en se couchant le soir.
Et lorsque viendra le point de non-recevoir,
Se dire qu’au fond, ce n’est qu’un au revoir

mercredi 3 juin 2015

A ma maman



Maman cela fait onze ans que tu es partie.
Je ne cesse de penser à toi jours et nuits.
Dans la souffrance tu nous as quittés.
Dans le bonheur nous avions été élevés.

Par un matin d’été en cet instant du fatidique moment
Toi maman, tu as quitté ce monde que tu as tant aimé
Le fait de te voir là inanimée m’a vraiment attristé
Je te regardais et je sentais pourtant la sérénité t’habiter

Je voulais te parler et t’entendre à nouveau respirer
Te voir me regarder et me sourire sans avoir à mourir
Le fait de ne plus te revoir me semble dérisoire
Je sens une douleur profonde car tu n’es plus de ce monde

Merci maman pour tout ce que tu as fait pour nous
Tu as été une femme extraordinaire, une mère exemplaire
Toute la joie qui t’habitait, tu nous la communiquais
Tu nous a montré le chemin de l’amour qui nous habitera pour toujours

Perdre un être cher est une douleur très amère
Mais une étoile pour toi brille dans le ciel, telle une sentinelle
Elle illuminera ton cœur, quelle que soit ta demeure
Elle saura te protéger dans ces lieux qui te sont étrangers

Puis avec le temps ils te sembleront plus familiers
Avec l’espoir d’un monde meilleur qui est exempt de douleur
Maman tu es ma vie quand je pense à toi mon cœur se réjouit

Maman là-haut dans le ciel est-ce vrai que tu me vois?
Car moi je donnerai tous pour te serrer  contre moi.
Tu es partie si vite de notre vie.
Ce cœur qui a tant donné nous a finalement trahis.
N'oublies pas de temps en temps de me regarder.
Car à jamais tu resteras dans mes pensées.
Je t'ai écrit ces quelques lignes pour te dire combien
 je t'aime

Le présent







Quand je me dis le soir sous mon toit solitaire
J'ai fait ce jour encore le bien que j'ai pu faire
Mon cœur s'épanouit ; j'éprouve en un tel instant
Une céleste joie, un saint ravissement 


Et ce plaisir divin souvent se renouvelle
Le temps n'en détruit pas le souvenir fidèle
On en jouit toujours ; et dans l'âge avancé
Le présent s'embellit des vertus du passé

Du temps, vous le voyez, j'ai senti les outrages
Déjà mes yeux éteints sont chargés de nuages
Mon corps est affaissé sous le fardeau des ans
Mais, sans glacer mon cœur, l'âge affaiblit mes sens

J'embrasse avec ardeur les plaisirs qu'il me laisse
De cœurs contents de moi j'entoure ma vieillesse
Je m'occupe, je pense, et j'ai pour volupté
Ce charme que le ciel attache à la bonté.



mardi 2 juin 2015

Souvenirs






On entend souvent dire,
Qu'hier est de l'histoire ancienne,
Et qu'il faut vivre dans le présent,
Sans penser aux jours précédents,
Pourquoi vouloir tout effacer ?
Pourquoi vouloir tout oublier ?
Pourquoi vouloir oublier le bonheur passé ?
Alors que les souvenirs
Nous donnerons toujours le sourire
Et que quoi qu'il arrive,
Les souvenirs ne meurent jamais

Maman








Que dire d'une mère, 
Qui n'a pas été dit, 
Prières et mille vers, 
Encore on en écrit.

Mais c'est pour toi, maman, 
Que ces mots, tendrement, 
Défilent sous mes yeux, 
Sans trêve, comme un jeu ;

Et souviens toi, maman, 
Quand nous étions enfants, 
Tu peignais nos cheveux, 
Et essuyais nos yeux.

Si peine et désarroi 
Viennent frapper chez toi, 
Tu les laisses entrer 
Sans jamais rechigner ;

Et jamais ton visage 
Ne m'a montré de larmes 
Et la vie qui défile, 
Laisse ton cœur sans ride ;

Alors, dis-moi ma mère, 
Quel donc est ton secret, 
Rends-moi les idées claires... 


Es-tu donc une fée ?

Les rêves




En réponse à tes rêves !
Ferme les yeux un instant
Quel est l'endroit où tu aimerais être le plus en ce moment ?
Ferme les yeux un instant, simplement qu'un instant pas plus.
Car parfois il ne suffit que de fermer les yeux un instant, pour se voir transporter dans un endroit merveilleux
celui où tu aimerais être le plus en ce moment.
Rêver c'est...s'imaginer être à un autre endroit...à une autre époque.
Rêver c'est... mettre de la couleur dans sa vie
Sans le rêve cette faculté qu'à le pouvoir de l'imaginaire, il n'y aurait pas de poésie possible, pas de rêves possibles, sans eux la vie semblerait bien triste et terne, vide de tout sens.
Rêver c'est...de savoir s'émerveiller sur de tout petits rien de la vie.

Laisse-toi aller, prend le temps parfois de faire cette petite balade
dans ce monde merveilleux qu'on appelle ....................
 L’imaginaire

jeudi 17 avril 2014

Raison



Cœur sanglant empli de tristesse, 
Ne laissant place qu'aux souvenirs,
Mon âme en peine ne saurait être consolé
Coupable d'un délaissement
Ou coupable sans raison,
L'incertitude ne disparaîtra pas.
L'oublie des dernières confidences
Souvenirs confus et désolés
Manque et déchirement noués solidement.
Jamais plus de temps donné
Car temps à jamais effacé du fil de cette vie !

_


lundi 7 octobre 2013

La confiance







La  confiance,

Il est important ce moment,
où aux détours d'une conversation,
se libèrent des paroles très particulières,
appelées confidences.
En effet c'est un véritable cadeau, de se confier,
timidement d'abord mais sincèrement,
presque à voix basse,
de peur d'être écouté,
alors il se crée un lien,
et l'on se comprend,
en toute simplicité et amitié,
On écoute, et on est écouté,
pour que cette complicité,
perdure, il faut respecter à jamais
le pacte du silence, car des confidences,
éparpillées ne sèment que trahison.
A nous de bien choisir,
nos confidents,
pour que jamais nous regrettions
d'avoir offert notre confiance.
J'ai bien choisi, je t’en remercie

--

jeudi 20 septembre 2012

La plume de la vie





Celui qui a reçu pour don la faculté
D'évoquer en poèmes les choses de la vie,
Perçoit le monde avec une sensibilité
Qui souvent le tourmente et toujours le grandit. 

Si, au gré des chagrins ou de la fantaisie,
La poésie, maîtresse de l'inspiration,
Lui arrache parfois quelque trait de génie,
Elle lui est un refuge, une consolation.

Une idée qui m'assaille et s'impose, essentielle,
M'investir toute entier, bercer mon émotion ,
Un jour, j'ai ressenti ce besoin, cet appel
Laisser monter en moi, source de sensations.


De cet élan de l'âme, suivre le mouvement,
Susciter l'impression et m'y abandonner.
Puis, d'un jet, sous ma plume les concrétisant,
Transcrire les premiers vers dans leur intensité .

lundi 14 mai 2012

Soleil




Soleil, tu es l'œil   du monde, tu es l'âme de tous les mortels.
C’est toi qui soutiens le monde, c’est par toi que le monde est éclairé !
De tes rayons, ceux-ci échauffent, il en est qui brûlent ; ceux-là tonnent sous forme de nuages ; les-uns éclairent, les autres se répandent en averses.
Tu illumines de tes rayons la terre et ses continents ; tu parcours seul, ta splendide carrière.
Si ton lever ne venait apporter ta lumière au monde, nos yeux seraient aveugles, et les êtres doués de raison ne pourraient marcher dans les voies du juste, de l’utile et de l’amour.

Tu es le cygne du ciel, le nourricier, l’astre aux mille feux, le secourable ; tu es le dieu à la chevelure de rayons, à la course rapide, le destructeur des ténèbres, le dieu aux coursiers verts. Tu es le père du jour et le dispensateur de toutes choses.


mardi 10 janvier 2012

Morosité





Ma plume n'écrit plus
mes rêves ne se montre plus
mes pas se mêlent a mon passé
distant et fragilisé
mon cœur ne veut plus rebondir
mes armes, ma carapace se tire
Les rires se sont tus, les sourires s'effacent
Les humeurs hautes en couleur se fâchent
Les facéties et les farces prennent la fuite
Et font place à la morosité heureuse de prendre suite.
Mais il est révolu le temps des humeurs en couleur
Elles sont en noir et blanc bien démunies de saveur
Elles apparaissent maintenant sous un angle tant aigu
Que l'épeire aurait peine à jeter son dévolu.
Les rires et les joies de la jeunesse fougueuse
Ont pris la clef des champs auprès d'une mer houleuse
Pourra-t-on entendre parfois, encore le cliquetis facétieux
Qui décorait nos chaumières et irisait nos vœux ?

mercredi 30 novembre 2011

Âme triste




J'aimerais tellement vivre dans un monde de songes
Je me noie dans l'incertitude
Chaque seconde, chaque heure
L'âme triste est pareille
Mon coeur s'épuise
Vie austère
J'aimais la vie 
Je m’éteins à petit feu

--

dimanche 16 octobre 2011

La vie






Mes pages de la vie perdurent au fil des ans
Quand elles s’inscrivent en lettres de sang. 
Les souvenirs s’étalent pour ne pas oublier
Mais les grains s’écoulent au fond du sablier.
Tant de morts ont vécu envahis par la peur
Croyant simplement à la vie en criant « Ô Seigneur »
C’est la dérive armée d’un trop plein d’accessoires
Qui marque une à une les notes de l’histoire
Les feuilles maculées à l’encre salvatrice
Révèlent en ces mots la ligne directrice.
Mes pages de la vie résistent dans le temps
Car elles sont souveraines déjà depuis longtemps


Mes pages de ma vie s’étiolent dans le vent
Les pleurs et les larmes ont biffés ces printemps.
Tous ceux que j’ai vécus au moment de l’enfance
Jugeant que la ligne n’avait pas d’importance.
La douleur d’être là n’avait pas son pareil
Même si dans mon cœur brillait un vrai soleil.
Depuis quelques années résistent quelques pages
Aux couleurs de l’amour dans un doux paysage.
C’est qu’il est bon d’écrire les sentiments du cœur
Quand ils sont rutilants parfumés de bonheur.
Un jour ou une nuit on fermera le livre
Sur le mot de la fin, car je cessai de vivre.





vendredi 16 septembre 2011

Son passé




Qu’il est bon de songer à son passé
Sans tout de même trop s’y attarder,
En regardant par la fenêtre, en écoutant
Les battements de son cœur et le souffle du vent.

Parfois, perdu dans mes pensées, revient,
Sans que je m’y attende, un sentiment
Que je croyais oublié, effacé, bien loin,
Mais celui-ci surgit et donne du tourment.

Cependant, bien vite arrivent, les heureux souvenirs
Ceux qui redonnent confiance et permettent de fuir.
Un instant, malgré nous, on entame un voyage
Qui nous portera au hasard vers un autre âge.

Il faudra malheureusement quitter le navire
Un jour, s’il on veut vivre et partir sans prévenir
Aveuglément, vers son propre futur lointain
Forgé à partir du passé, mais cela est bien.

Remémorons-nous nos joies d’enfants innocents
Recherchons à nouveau une vie aussi simple
Révélons-nous des êtres changés et plus grands,

Car un jour, malgré nous, nous y repenserons
En regardant par la fenêtre, en écoutant
Les battements de son cœur et le souffle du vent.

lundi 29 août 2011

L'amitié et la peur





Ce soir, mon cœur est triste
Pourtant il ne demandait rien
Il voulait juste donner un peu
Mais on n’a rien comprit
Pourquoi tant d’incompréhension

Cruelle mésentente tu me fais souffrir
Je ne suis pas de ce monde
L’ombre de l’amitié me fait peur
Jamais je n’ai mal pensé
Mais tout laisse à imaginer

Je suis un piètre architecte
Mon édifice s’écroule
Vie complexe que la mienne
Mes os se brisent devant elle
L’indifférence me fait mal

Mes roses d’été se fanent
Et prennent leurs parures d’hiver
La rosée du matin se gélifie
Et me fait glisser lentement
Dans les bras de la solitude

Je n’ai plus la force de résister
Les abysses m’appellent
Je ferme les yeux devant
La noirceur de mes sentiments
Je veux oublier qui je suis