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dimanche 30 avril 2017

Ce long chemin




          Certains disent que la vie est un long chemin paisible ou semé d’embûche...
     Moi je dis que la vie est une suite de déceptions et de douloureuses épreuves avec de rares moments de bonheurs. ! Comment vivre avec une douleur et une tristesse qui vous transperce le cœur chaque seconde qui passe sans vous laisser de répits...
                     Pourquoi vivre si l'on a le sentiment de survivre. ?
     Je ne sais plus, je me sens perdu, je veux avancer, faire comme si tout allait bien. Faire semblant pour ne plus souffrir Et ne pas sombré, il faut que je m'en sorte, que je surmonte cette tristesse envahissante qui depuis tant d'année me détruit de l'intérieur.       Mais comment y arriver vu que je ne l'accepte toujours pas. Je ne sais plus je suis perdu, la vie m'est difficile à vivre
                   Dur de se relever après tous les coups qui m'ont été portés.
     Je marche seul, personne pour guider mes pas, dans mon lit la nuit je compte les heures et je sais que personne ne voit le chagrin qu'il y a au fond de moi
    Je n'ai pas le droit de dire combien je souffre. Je sors, je vois des gens, mais rien y fait...Je voudrai savoir comment faire, car survivre relève à présent du miracle.
                   Faire semblant, trouver des excuses pour tout et rien à la fois.


                               C’est plus que de se mentir à soi-même.

mardi 28 mars 2017

Le temps perdu




        Je me vois lentement dans ce miroir du temps, j’ai eu un jour vingt ans, et au fil du temps, une vie bien remplie avec un peu de nostalgie. La sagesse de mes années qui m’ont fait découvrir tant d’horizons et surtout d’avoir cru à un avenir et d’en prendre le temps de le vivre.
        Et que passent les ans, mes premiers cheveux blancs, avec cette envie de voir au fond de moi et de profiter de ce temps.
       L’avenir qui se défile sans savoir quand il s’arrêtera, ces moments de vie trop courts,
      Le temps passe trop vite, mais jamais comme il faut, les épreuves s’étirent à l’infini…
      Quand on prend trop de temps pour se plaindre, on finit toujours par en manquer pour apprécier nos bonheurs.
     Il faut se rappeler qu’hier est parti pour toujours, demain ne viendra peut-être jamais, seul aujourd’hui nous appartient.
     J’ai beau tuer le temps, c’est lui qui finira toujours par m’enterrer.
     C’est vrai que le temps perdu ne revient pas, mais il n’est jamais perdu quand on le garde dans ses souvenirs.
     L’avenir est un présent à venir ou je devrais saisir l’instant qui passe.
     Le temps est à l’amour ce que le vent est au feu, il éteint les petits et ranime les grands.
                  Il ne pardonne pas ce que l’on fait sans lui.


samedi 25 mars 2017

L'heure





L’heure change ?
Dormir une heure de moins ou bien une heure de plus, qu’importe !
Est-ce ma peur de demain, est-ce l’heure ?

                               Tout glisse dans le temps le ciel, la mer et la terre. Chaque jour, le passé revient à travers ces heures, qui jamais ne s’effaceront du temps. L’heure n’est rien, mais je m’aperçois que celle-ci est toujours présente pour nous rappeler que notre existence n’est que temps.
J’ouvre la porte de mes souvenirs, mais il est impossible de faire marche arrière, mon âme ressemble à une page déchirée
Je regarde le temps passé à petit pas, le printemps voit le jour et prend place à l’hiver, que devient cette fraîcheur pour repenser aux heures dans laquelle, nous avions mille souvenirs. Bien sûr nous grandissons par notre entourage, mais il est temps de s’avancer dans notre avenir, qui hélas est bien de courte durée pour moi. Mais je dois démontrer que j’ai force de résister et prêt à affronter le temps jusqu’à ce qu’a mon dernier au-revoir !
A l’aube, la lumière pourrait s’éteindre et l’heure n’y changera rien, je marcherais dans l’inconscience et la quiétude de mes souvenirs, au bout de cette pensée il me faudra oublié l’heure qui passe.
Pourquoi faut-il que les heures marquent nos vies ? Nous savons que tout cela nous mènera à notre destinée !!!
Avant de fuir cette absence, je ferai un dernier signe de la main à cette heure qui ne cesse de me poursuivre !
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mercredi 8 mars 2017

Passe le temps !!!



Le temps qui passe
Creuse rides et sillons
Dans les prés, dans les montagnes et sur nos visages.
Le temps qui passe
Courbe les droites les plus fières
Et alourdit nos pauvres vertèbres.
Mais regarde au fond de tes yeux,
Une étincelle sommeille,
Le temps passe trop vite.
Le temps est menteur,
Il ne donne jamais la bonne heure.
Le temps est assassin,
Il tue les lendemains.
Mais le temps offre un avantage,
Qu'on appelle Le privilège de l'âge,
Enfant, je suis ignorant,
Adulte, je chemine en balbutiant
Et à l'orée de ma vie, je savoure à l'infini.
Mais jamais comme il le faut.
C'est un chronomètre incertain,
Qui nous prend en défaut.
Les épreuves s'étirent à l'infini,
Les bonheurs passent, secondes de folie
Et il ne nous reste qu'une poignée de sable pour vivre notre vie.
Le temps court après le temps,
Mais il nous joue des tours,
Il fuit, comme un oiseau dans la nuit,
Il s'écoule entre nos doigts gourds,
Ses grains alternent les jamais et les toujours
Le temps court et ne nous laisse aucun sursis.


A toi maman










Mars 1917 / Mars 2017

Maman,
Cette année tu aurais eu cent ans,
Je vais souvent te voir au grès des vagues lorsque je me vais au bord de la mer, et je me rappelle à ce souvenir.
Un soir, à la fin du printemps, tu nous as quittés, après tant de souffrances,
Ce fut pour toi une délivrance, et pour moi, un tel chagrin, une intolérance.
Le temps qui passe ne comble pas ton absence, tu me manques tellement,
Je ne t’oublierais jamais.
A ma manière, j’évoque ton souvenir.
Tu es si vivante dans mon cœur et mon esprit,
Que dans mes rêves, tu es près de moi,
Et tu viens souvent me dire :
 "... je ne suis pas morte, la vie continue, tu vois bien ..."
Non tu n'es pas morte
Je le sais bien !
Bien vivante dans mon cœur,
Cette idée m'apporte un peu de douceur, et me remplit d'espoir quand vient le soir.
J'espère Maman, que parmi les étoiles, tu as enfin trouvé le bonheur que tu méritais sans égal
Après une dure vie de souffrances et de labeur.
A toi ma maman,
Je dédie ces quelques vers qui s'envolent vers toi là-haut
Et viennent te dire tout haut
Ce qu'il ne m'a pas été possible de te dire plus tôt.
Je t'aime Maman
Tu me manques tant.


samedi 17 décembre 2016

Existence



Je traverse une période de dépression, je me sens seul, coupé des autres.
Elle m’évitait, comme si elle sentait que j'étais faible et qu'elle ne pouvait pas le supporter. Un jour où j'étais au fond du trou, je lui ai laissé un message, un véritable appel au secours !!!!

L'amitié est totalement idéalisée. Elle est censée ne jamais décevoir, fournir pour toujours l'ancre affective intangible, l'intimité joyeuse, la loyauté absolue. Si elle tourne mal, lorsque s'y révèlent les poisons de la déception, de la lassitude ou de la trahison, cette blessure peut être profonde, remettant en question la capacité de se faire confiance.

Il peut y avoir de l'addiction en amitié, un lien dans lequel on se glisse pour réparer un je ne sais quoi de blessé. Parce qu'on a reconnu en l'autre un "alter ego", on ne se quitte plus, on se confond, fasciné par l'effet miroir. Mais il suffit que l'un des deux décide d'aller poursuivre une autre route et rompe le pacte pour que la vie de l'autre chavire.
"Ça fait mal parce que cela touche mon existence "
Si même l'amitié ne dure pas, alors sur quoi se reposer ?


vendredi 16 décembre 2016

Amitié






Parfois une amitié convient mieux qu’un amour.
Ce lien fort ne peut s’expliquer avec des mots.
Souvent, on peut aimer ses amis pour toujours.
Grâce à leur présence qui guérit tous nos maux
        C’est l’épaule sur qui on peut se reposer.
C’est un cœur toujours prêt à vous écouter.
Des paroles sensées destinées à vous aider.
Des gestes délicats pour vous rassurer.
Vos secrets cachés, il aime en donner.
Qu’est ce qu’on ferait de notre vie sans posséder…

Un ami pour la vie et pour l’éternité.

jeudi 15 décembre 2016

Peine


Que de détails qui me ramènent,
Encore au centre de ma peine.
Petits détails de vie pratique
Un geste, un mot, une musique.
Je vis mes jours sans ma torture
Je cicatrise ma blessure
Mais ces détails soudain surgissent
Sans que rien faire je ne puisse.
Des choses simples sans importance
Sonnent le gong de ma souffrance
Alors je vais à reculons,
Et je replonge dans ma prison.
C’est fou qu’une image ou un mot
Ait tant d’impact sur mon ego
Mais maintenant je sais me battre
Et je parviens à les combattre.
C’est le duel raison, passion
Qui se joue là qui fait pression
Être optimiste ou défaitiste
J’ai choisi de ne pas être triste.
Je fais appel à ma sagesse
Avec fierté je me redresse

Gentillesse



Gentillesse et incompréhension
ce n'est pas d'être gentil qui est difficile c'est le regard des autres l'incompréhension.
dans ce monde de brutes, individualiste, les bonnes actions sont souvent mal comprises et engendrent découragements... 

vendredi 27 mai 2016

Échec et Mat




TROP PLEIN (échec et mat)

Tic-tac
Des heures qui roulent
Roucoulent, s’écoulent
Sans fin
Sans arrêt
En nombre
En surnombre
À l’écœurement
Pour celui qui n’a rien
Rien qu’un pâle chemin
Et qui voudrait l’arrêt
L’épuisement
La fin
Du
Tic-tac
Des heures qui blackboulent,
Le  chamboule  et  le saoule
---


mardi 17 mai 2016

L'homme et la vie







L’homme, qu'il est, désemparé,
Fermant les yeux à la réalité, qui pense
Qu'il suffit d'avoir l'intelligence
Qui croît,
Totalement égaré de surcroît
Si tu te vois, s'il savait,
Complètement effaré il serait ;
Pourquoi te croire si différent.
Sans lendemain,
Se comportant dans la vie avec dédain ;
Homme aimant la vie,
Avec acharnement tu la détruis ;
Si sûr de toi,
La vie a sur toi de justes prétentions
Pourquoi alors tant de désarroi.
Fais attention,
A quel point tu ne sais quasiment rien
Tu verras bien,
Tu as une âme,
Essaie de l'aider,
Pour devenir un homme entier
Fais la se comporter en grande dame
Tu paieras le prix,
Encore une fois,
Surmonte en toi les fausses joies ;
Qu'à juste titre tu dois à la vie
N'oublie pas,
 Ecoute un peu,
L'intelligence fait ce qu'elle veut ;
La vie en toi ne t'appartient pas
Homme, oubliant sa vie,
Mets la sagesse au nombre de tes amis
Homme que je suis,
Quelle part reste-t-il à la vraie vie ???
--


dimanche 15 mai 2016

Un trop long chemin


Un trop long chemin


La vie pour moi
Ne représente plus rien
Elle m’a causé trop de tracas
Je ne crois plus à demain

Je me suis perdu
J’ai nagé à contre-courant
En tombant trop souvent des nues
Je trouve le destin trop méprisant

Parce que mes jours
N’augurent rien de bon
J’aimerai partir pour toujours
Mais le faire vraiment

Suivre une de mes idées noires
Aller jusqu’au bout
Traverser ce long brouillard
Et pouvoir enfin oublier tout

C’est par-delà les nuages
Que le bonheur se trouve
Car il y a des anges
Qui là-bas, nous couvent

Hélas c’est un chemin interdit
Le seul moyen d’y aller
C’est d’attendre la fin de sa vie
Afin que la mort puisse nous y emmener

Qui conque décide de partir avant
Se retrouvera je ne sais où
Je trouve cela angoissant
C’est ce qui retient mon geste tabou

Je poursuis donc ma route
Malgré moi, à contre cœur
Sans un mot, terrassé de doutes
En attendant ma dernière heure

--

samedi 2 avril 2016

Vision sur la solitude

                


Vision

Je le dis encore, il n’y a de naissance pour aucune chose mortelle dans l’univers crée.
                     Et la mort funeste ne met fin non plus à aucune existence.
Il n’existe qu’une fusion et qu’une dissociation des éléments rassemblés. Et c’est à ce phénomène que les hommes ont donné le nom de naissance.
                C’est un oracle du destin, un antique et dur secret, éternel et par d’amples serments scellé, que si une âme a souillé son corps dans un instant d’égarement ou si elle a suivi les lois de la discorde et si elle a blasphémé son serment.
                Une de ces âmes qui ont reçu ce partage ne la vive pas sereinement.
                Elle erre mille saisons loin des âmes fortunées. Et elle prend au cours de ses différentes naissances toutes les formes naturelles. En passant tour à tour à travers tous les chemins escarpés où la vie se révèle. Et c’est pourquoi la puissance de l’air la plonge dans la mer et la mer la recrache sur la terre et la terre la rejette dans les flammes du soleil brûlant et la renvoie dans les tourmentes aériennes.
               Et de l’un dans l’autre élément elle est ballottée et par tous elle est tenue en haine...
Moi aussi, je suis maintenant une de ces âme, je fuis les Dieux et je vais errant, parce que un jour j’ai obéis à la haine au cœur dément.
               Que ferais-je grand Dieu, d’une vie ennuyeuse ou de tant de périls je suis environné. d'une vie en tout temps superbe et malheureuse, si mon cœur à moi-même était abandonné.
L’espoir est là, tout va briller dans la raison originelle. Mais le sort est tout autre, la réalité est que je me retrouve moi-même, sans le devenir pour cet avenir, maintenant si court.
               Mon cœur, mon cœur, jouet de maux sans nombre, relève toi et résiste aux méchants.
Tes ennemis de pièges t’environnent. Mais fais- leur face et lutte fermement, sache vainqueur donner la victoire.
               Ne pas vaincu, t’enfermer dans les pleurs, sans t’irriter quand vient une heure noire.
               Sans démesure au milieu du bonheur et sache bien que les choses humaines ne sont jamais que mouvances incertaines.
 Aux yeux des autres, sachons cacher nos peines, écouter notre fait de plaisirs et de biens.
               Le dur malheur humain, c’est dans l’ombre cachée qu’il faut vivre ce silence.
Dieu qui fit le bonheur, le voulu éphémère et c’est un socle, enfin qu’il ne faut pas oublier.
               Alors faut-il faire un retour sur soi-même avant de s’engager plus longuement dans la vie, faut-il jeter un regard en arrière sur son chemin parcouru ?
               Telle est la vie humaine, fugitive. Elle pourrait nous plaire, si elle exigeait moins de nous. Or vouloir vivre, c’est faire l‘effort et souffrir pour une continuité dans le bien être.
Mais la vie oscille entre le bonheur et l’ennui, pire le fardeau de l’existence, le désir de fuir cette monotonie.
                                        Devant ce triste aspect de la vie, quelle attitude adopter ?
                Mais la destinée a prise sur nous, lui échappée, elle revient toujours vers vous !
                Nous ne sommes jamais satisfaits, sachant que nous vivrons toujours à la poursuite du vrai et du beau. Le parfait bonheur ne sera pas à la recherche de sa destinée.
Prendre conscience de soi-même en acceptant son existence. Le bonheur appartient à ceux qui se suffisent à eux-mêmes !
                 Cette vision réaliste, ne peut-elle pas, au-delà des épreuves, des souffrances, engendrer un autre type de bonheur, celui qui naît quand, ayant mis des limites à l’appétit de jouissance et de confort et ayant pris en compte les résistances et les pesanteurs que les autres manifestent sur les questions professionnelles et de société.
                Vivre pour soi, dans un renoncement à l’action juste et utile, fermer les yeux en croyant ne plus être déranger par la sottise et l’égoïsme des autres, est-ce un épanouissement.
                On ne pense pas seul, c’est le dialogue avec autrui qui nous fait penser.
                C’est la recherche en commun de la vérité au moyen du partage de la raison, le dialogue me permet de découvrir de nouveaux points de vue, de nouvelles subjectivités. Vivre dans la solitude apparaît difficile, je ne peux trouver le bonheur, c’est la finalité de l’existence humaine.
                      Je ne peux vivre dans un état de solitude et trouver une satisfaction.






lundi 21 décembre 2015

Noêl

                                
                                         Noël…..
Seul ici-bas sur terre, il n'est pas en ce monde une âme qui s'intéresse à moi, ni proches, ni famille, pas une pensée fraternelle où puisse se réfugier mon âme solitaire, pas un être qui, me voyant triste et pleurant, me serre la main en me disant :
 Qu’as-tu ?
 Le passé ne m'a laissé que des souvenirs désolés. Je porte en moi un deuil qui s'étend sur toutes choses : mon présent est désert, mon avenir désenchanté.


Je n'en puis plus, la langueur m'accable ; l'ennui me dévore, le dégoût m'empoisonne ; je souffre sans pouvoir en trouver le remède ; le passé et l'avenir, la vérité et les chimères ne me présentent plus rien d'agréable ; je suis importun à moi-même ; je voudrais me fuir et je ne puis me quitter ; rien ne me distrait, les plaisirs ont perdu leur piquant, et les devoirs leur importance.

Cette chose abstraite qui nous ronge, aucune pensée, aucun songe, une illusion du temps qui s'arrête, mais quel mensonge de notre âme distraite. Les aiguilles tournent toujours, le même rythme inlassablement répété, qui semble nous dire que nos jours, sont irrémédiablement comptés. Profitons de la seconde qui passe, car au prochain "tic" elle s'efface, le seul souvenir qu'elle nous laisse, est une vague image d'ennui mortel, d’un vide profond et éternel, qui nous meurtri et qui nous blesse.

mardi 15 décembre 2015

La confiance




La confiance, c'est marcher les yeux fermés
Et ne pas avoir peur de celui qui vous tient la main.
C'est pleurer sur l'épaule d'un ami, sans pudeur.
La confiance c'est aimer sans retenue,
Et accepter aussi qu'on vous aime
Parce que vous êtes différents.
La confiance c'est partager un secret
Sans craindre d'être trahi.
C’est croire sans explication...
Et suivre sans hésitation.
La confiance, c'est aimer le cœur ouvert,
Les yeux fermés,
C'est la lumière dans l'obscurité.

vendredi 12 juin 2015

Souvenirs







Il y a des plaisirs que nous avons goûtés avec tant de délices, que nous croirions volontiers que le souvenir qui nous en reste doit suffire à nourrir notre cœur d'idées riantes et heureuses, pendant tout le cours de la vie ; et quand nous nous retrouvons longtemps après dans les mêmes circonstances, il arrive cependant que ces émotions, si agréables et si regrettées, ont perdu presque tout ce qu'elles avaient d'ivresse.



vendredi 5 juin 2015

Savoir vieillir



Savoir vieillir

Vieillir, se l'avouer à soi-même et le dire,
Tout haut, non pas pour voir protester les amis,
Mais pour y conformer ses goûts et s'interdire
Ce que la veille encore on se croyait permis.

Avec sincérité, dès que l'aube se lève,
Se bien persuader qu'on est plus vieux d'un jour.
À chaque cheveu blanc se séparer d'un rêve
Et lui dire tout bas un adieu sans retour.

Aux appétits grossiers, imposer d'âpres jeûnes,
Et nourrir son esprit d'un solide savoir ;
Devenir bon, devenir doux, aimer les jeunes
Comme on aima les fleurs, comme on aima l'espoir.

Se résigner à vivre un peu sur le rivage,
Tandis qu'ils vogueront sur les flots hasardeux,
Craindre d'être importun, sans devenir sauvage,
Se laisser ignorer tout en restant près d'eux.

Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame,
Prier et faire un peu de bien autour de soi,
Sans négliger son corps, parer surtout son âme,
Chauffant l'un aux tisons, l'autre à l'antique foi,

Puis un jour s'en aller, sans trop causer d'alarmes,
Discrètement mourir, un peu comme on s'endort,

Vieillir






Vieillir,
Encore une année de passée,
Une autre bougie a soufflé
Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son cœur;
Sans remord, sans regret, sans regarder l’heure;
Aller de l’avant, arrêter d’avoir peur;
Car, à chaque âge, se rattache un bonheur.
Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son corps;
Le garder sain en dedans, beau en dehors.
Ne jamais abdiquer devant un effort.
L’âge n’a rien à voir avec la mort.
Vieillir en beauté, c’est donner un coup de pouce
À ceux qui se sentent perdus dans la brousse,
Qui ne croient plus que la vie peut être douce
Et qu’il y a toujours quelqu’un à la rescousse.
Vieillir en beauté, c’est vieillir positivement.
Ne pas pleurer sur ses souvenirs d’antan.
Être fier d’avoir les cheveux blancs,
Car, pour être heureux, on a encore le temps.
Vieillir en beauté, c’est vieillir avec amour,
Savoir donner sans rien attendre en retour;
Car, où que l’on soit, à l’aube du jour,
Il y a quelqu’un à qui dire bonjour.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec espoir;

Être content de soi en se couchant le soir.
Et lorsque viendra le point de non-recevoir,
Se dire qu’au fond, ce n’est qu’un au revoir

mercredi 3 juin 2015

A ma maman



Maman cela fait onze ans que tu es partie.
Je ne cesse de penser à toi jours et nuits.
Dans la souffrance tu nous as quittés.
Dans le bonheur nous avions été élevés.

Par un matin d’été en cet instant du fatidique moment
Toi maman, tu as quitté ce monde que tu as tant aimé
Le fait de te voir là inanimée m’a vraiment attristé
Je te regardais et je sentais pourtant la sérénité t’habiter

Je voulais te parler et t’entendre à nouveau respirer
Te voir me regarder et me sourire sans avoir à mourir
Le fait de ne plus te revoir me semble dérisoire
Je sens une douleur profonde car tu n’es plus de ce monde

Merci maman pour tout ce que tu as fait pour nous
Tu as été une femme extraordinaire, une mère exemplaire
Toute la joie qui t’habitait, tu nous la communiquais
Tu nous a montré le chemin de l’amour qui nous habitera pour toujours

Perdre un être cher est une douleur très amère
Mais une étoile pour toi brille dans le ciel, telle une sentinelle
Elle illuminera ton cœur, quelle que soit ta demeure
Elle saura te protéger dans ces lieux qui te sont étrangers

Puis avec le temps ils te sembleront plus familiers
Avec l’espoir d’un monde meilleur qui est exempt de douleur
Maman tu es ma vie quand je pense à toi mon cœur se réjouit

Maman là-haut dans le ciel est-ce vrai que tu me vois?
Car moi je donnerai tous pour te serrer  contre moi.
Tu es partie si vite de notre vie.
Ce cœur qui a tant donné nous a finalement trahis.
N'oublies pas de temps en temps de me regarder.
Car à jamais tu resteras dans mes pensées.
Je t'ai écrit ces quelques lignes pour te dire combien
 je t'aime

Le présent







Quand je me dis le soir sous mon toit solitaire
J'ai fait ce jour encore le bien que j'ai pu faire
Mon cœur s'épanouit ; j'éprouve en un tel instant
Une céleste joie, un saint ravissement 


Et ce plaisir divin souvent se renouvelle
Le temps n'en détruit pas le souvenir fidèle
On en jouit toujours ; et dans l'âge avancé
Le présent s'embellit des vertus du passé

Du temps, vous le voyez, j'ai senti les outrages
Déjà mes yeux éteints sont chargés de nuages
Mon corps est affaissé sous le fardeau des ans
Mais, sans glacer mon cœur, l'âge affaiblit mes sens

J'embrasse avec ardeur les plaisirs qu'il me laisse
De cœurs contents de moi j'entoure ma vieillesse
Je m'occupe, je pense, et j'ai pour volupté
Ce charme que le ciel attache à la bonté.